Chanson débile nº5

Opération coup de poing
À la ligne de chemin de fer
Dans un gant de velours
Comme un âne mort


Mon cher Watson,
Retournez à vos chères loques
Et numérotez vos abattis
Comme une armoire à glace

Une démarche trébuchante
Le jour et pèse la nuit


Amoureux transis, stores
Baissés sur la rumeur du monde
,

Fièvre des sens interdits,
Médusés jusqu'à la corde,
Sensibles à tous les
Transports en commun


Plaisir insupportable de
Salon grande époque
Échos des grammes d'Amsterdam,
Clivage rouge/blanc,
Tout fou, le camp, tout doux le vent


Oreille ennemie de pain parasol,
Mémoires d'outre-tombe
Comme des moucharabiehs
Dans les palais des mille et une nuits
Sur le mont chauve


Limbes du sommeil agité,
Avant l'emploi de formules
À l'emporte-pièce montées
Sur de grands chevaux
Qui frisent les barbelés
De leurs belles crinières

Déployées en oriflammes du soldat
Inconnu au bataillon des croupières
Cousues de martingales


Jupiters cacochymes
Lorgnant des Vénus callipyges,
Edwige, et des nymphettes aux moules
De bouchot devant


Faites marcher la blanquette du Graal,
Envoyez les walkyries vendredi,
Dimanche de chemise à mort le tyran
D'eau, ré mi fa sol la


Si ma tente en avait ce serait le comble
Pour un grenier de cet acabit,
Coque brisée menu de gala,
Va comme je te pousse au crime


Main courante et galopante,
Douce à 20% de matière grasse,
Au ciel de lit, tes ratures ne font rire personne…


Raymond Vergé




Article ajouté le 2008-04-15 , consulté 132 fois

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