CONSEILS A NE PAS SUIVRE
Vaisseau spatial
Dans les Pyrénées, lorsque j'avais fumé un pétard chez des amis et qu'il me fallait rentrer chez moi au milieu de la nuit par les petites routes qui avaient dû laborieusement s'adapter aux fantaisies très diverses du relief, la notion de pilotage prenait son sens le plus jubilatoire.
Une fois installé aux commandes de mon petit aéronef, bien calé et harnaché, observant scrupuleusement toutes les procédures, je quittais le pas de tir dans le murmure approbateur du différentiel rehaussé par le chant d'une respiration discrètement ventilée et le bruissement joyeux de la carlingue qu'accentuait une coulée d'air sur l'empennage.
Et dès que j'avais atteint la vitesse de croisière, toujours résolument en dessous des normales saisonnières, il ne me restait plus qu'à apprécier à leur juste valeur les mouvements de résistance aérodynamique imprimés dans l'espace par le galbe du fuselage associé à l'admirable logique du moteur à explosion avec lequel je me sentais en totale communion, savourant la grâce et l'élégance des trajectoires, épousant idéalement la courbure lisse des virages, subjugué que j'étais par le rythme lancinant de la valse trainante et douce qu'impulse la force centrifuge (parfois centripète), exalté par l'ascension irrésistible des côtes (ah, l'ivresse des sommets !), grisé par le délicieux vertige d'une descente déclinée en une suite de lacets qui s'enfilaient voluptueusement dans un slalom hypnotique et au déhanchement glamour, suivi à l'occasion par le survol majestueux d'une belle ligne droite venant comme un aboutissement rédempteur vous mettre les neurones dans un état cataleptique certes mais incroyablement lucide, procurant à l'esprit un sentiment de détachement sublime et libérateur, pendant que défilait de part et d'autre de ce couloir céleste une infinité de mondes mystérieux, en continuelle expansion derrière la lumière des phares qui les laissait entr'apercevoir, recélant des cités antiques et fantasmagoriques, peuplées d'êtres prodigieusement fabuleux qu'animent à votre endroit de bienveillantes dispositions, lesquelles sont converties, pour les besoins de la communication intergalactique, en sourires télépathiques dont le rayonnement irradie tout votre être dans un fourmillement rachidien des plus délectables alors que vous passez enfin la quatrième, puis la cinquième (si le modèle s'y prête), par le seul influx de votre pensée car le véhicule n'est plus qu'une extension de vous même, un prolongement naturel établi par une osmose spontanée qui s'est réalisée à l'époque immémoriale où vous avez pris le volant d'une main rigoureusement détendue.
Dans cet état de recomposition avancée, il ne m'est jamais, au grand jamais, arrivé de prendre le moindre risque, chaque manœuvre ou manipulation étant froidement et parfaitement exécutée, dans le plus grand respect des règles et des lois, de l'environnement immédiat et, bien sûr, des autres usagers.
Ce qui n'était certainement pas le cas lorsque j'avais un peu trop abusé de bon vin, même si je n'ai jamais eu d'accident "sous influence", car la différence essentielle par rapport au "oinj' se mesure à la vitesse qui augmente de façon exponentielle tout en restant inversement proportionnelle au temps de réaction devant un évènement imprévu.
En outre (… de vin), les gestes sont secs et nerveux, quand ils ne sont pas carrément rageurs. L'esprit de compétition refait surface, parfois avec un visage hideux et vindicatif, alors que, quand vous avez tiré sur le tarpé, vous vous fichez complètement d'être doublé ou ralenti par d'autres véhicules, et c'est une attitude de grande tolérance qui domine tous les aspects du comportement.
Bien sûr chacun ne réagit pas de la même façon, mais ce sont quand même des caractéristiques générales qui se vérifient dans la plupart des cas. Il ne s'agit pas ici d'une quelconque incitation à consommer du cannabis, sachant que, pour diverses raisons, je ne fume plus moi-même, ou à remplacer l'alcool par le shit, mais tout simplement à donner son humble avis dans un débat d'importance nationale puisque qu'il est estimé qu'environ 2 millions de français fument régulièrement (du teuch ou de la beu) tout en poursuivant une vie de citoyens parfaitement intégrés, responsables et productifs, quand ce n'est pas créatifs, avec souvent des enfants à charge. Il serait bon que cesse l'hypocrisie: le cannabis n'est pas plus dangereux que bien des produits légaux aisément accessibles.
Raymond Vergé
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Le cannabis est moins dangereux que l'alcool et le tabac,
selon un rapport britannique
LONDRES (AFP) - 02/10/2008 19h28
Personne allumant un joint
Consommer du cannabis est moins dangereux que boire de l'alcool ou fumer du tabac, selon un rapport publié jeudi par une organisation caritative britannique qui plaide pour une "révision importante" de la législation sur les drogues.
"Même si le cannabis peut avoir un impact négatif sur la santé, notamment sur la santé mentale, en termes de nuisance relative il est considérablement moins nocif que l'alcool ou le tabac", écrit dans un rapport la Fondation Beckley, une organisation spécialisée dans la santé.
En mai 2008, le gouvernement britannique a annoncé son intention de reclasser le cannabis parmi les drogues douces, revenant sur une décision de 2004 qui l'avait rétrogradé au rang de simple tranquillisant.
La loi britannique classe les drogues en trois catégories: A --les drogues dures comme la cocaïne ou l'héroïne--, B --les drogues douces comme les amphétamines-- et C, qui regroupe notamment les stéroïdes, les tranquillisants ou les antibiotiques.
Ce reclassement en catégorie B, qui se veut dissuasif, découle d'une généralisation inquiétante depuis 2004 du "skunk", une variété de cannabis reconnaissable à sa forte odeur et à la forte capacité psychotrope, et qui représente désormais 80% des quantités de cannabis saisies dans les rues contre 15% quatre ans plus tôt.
La peine maximale pour possession d'une drogue de classe B est de cinq ans de prison. Elle est de deux ans pour la catégorie C.
La Fondation Beckley affirme que deux décès seulement ont été attribués dans le monde à la consommation de cannabis, tandis que l'alcool et le tabac causent la mort d'environ 150.000 personnes par an uniquement au Royaume-Uni.
"La plupart des dommages attribués au cannabis découle de l'interdiction elle-même, en particulier les problèmes sociaux qui surgissent après une arrestation et un emprisonnement", a poursuivi le rapport.
"Ce n'est que par la réglementation du marché que nous pouvons mieux protéger les jeunes des drogues encore plus dangereuses", a-t-il affirmé, soulignant que l'interdiction du cannabis n'a eu que peu, voire aucune conséquence sur l'approvisionnement et a transformé ses consommateurs en criminels. © 2008 AFP

(…)
Un grimpereau, cherchant à boire,
Vit un arum, parmi le thym,
Qui dans sa feuille, blanc ciboire,
Cachait la perle du matin;
Son bec, dans cette vasque ronde,
Prit la goutte d'eau qui brilla;
La plus belle feuille du monde
Ne peut donner que ce qu'elle a.
Victor Hugo, "Les Chansons des rues et des bois"
LIVRE SECOND / SAGESSE / I AMA, CREDE

http://www.norml.org/index.cfm?Group_ID=6918
Home > News Archive > 2006 > Alcohol, Not Cannabis Use, Associated With Increased Injury Risk
Alcohol, Not Cannabis Use, Associated With Increased Injury Risk
June 1, 2006 -
Investigators at the
"Self-reported marijuana use in the previous seven days was associated in this study with a substantially decreased risk of injury," investigators reported. In contrast, use of other illicit drugs and/or recent drinking (in the prior six hours) was associated "with a greatly increased risk of injury."
Previous research published last year in the Journal of TRAUMA Injury, Infection, and Critical Care also reported that cannabis use is not independently associated with injuries requiring hospitalization. That study, conducted by investigators at SUNY (State University of New York)
For more information, please contact Paul Armentano, NORML Senior Policy Analyst, at (202) 483-5500. Full text of the study, "Marijuana and other illicit drug use and the risk of injury: A case-control study," appears in the March/April issue of Missouri Medicine. [Updated: Jun 01, 2006]
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Drogues: plus de 4 millions de
consommateurs en France, selon la Mildt
TOULON (AFP) - 24/09/2008

Un jeune fait brûler de la résine de cannabis
lors d'une
fête foraine à Bordeaux, en 2005
Plus de 4 millions de personnes consomment de la drogue
en France, de la cocaïne au cannabis, de l'héroïne aux produits de synthèse, selon
la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt).
En marge de la visite des ministres de l'Intérieur
français, Michèle Alliot-Marie, et espagnol, Alfredo Perez Rubalcaba, au futur
Centre d'enquête et de coordination de la lutte anti-drogue en Méditerranée (CECLAD-M),
le président de la Mildt, Etienne Apaire, a détaillé ces chiffres à l'AFP.
En France "il y a environ 150.000 héroïnomanes",
a-t-il dit, en relevant que dans des pays producteurs d'opium (la base de l'héroïne)
comme l'Afghanistan et le Pakistan, il y en avait respectivement "un
million et trois millions".
La France compte également "250.000 cocaïnomanes et
autant de consommateurs de produits de synthèse". Ces deux chiffres "ont
doublé depuis 2002", a-t-il ajouté.
Quant au cannabis, il existe "4 millions d'expérimentateurs,
dont 1,2 million sont des consommateurs réguliers, fumant jusqu'à 10 joints par
mois", et, parmi ces derniers, "ils sont 550.000 à fumer au moins un
joint chaque jour".
Si la consommation d'une ou plusieurs de ces drogues par
une seule et même personne n'est "pas inenvisageable", a reconnu M. Apaire,
qui n'a pas pu en quantifier l'usage.
© 2008 AFP

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