La Passion des Évangiles selon Mel Gibson
Ou la 'mauvaise foi religieuse' au service du prosélytisme

En visionnant ce film débile, grotesque et passablement ridicule, après avoir entendu et lu tant de commentaires enflammés à son sujet, la première question qu'un esprit 'rationnel' doit se poser est: mais comment peut-on prendre cette affaire au sérieux? Tout y est faux, et/ou démesurément caricatural!

En même temps, on se dit que tout autre sujet (i.e. profane) traité avec une violence aussi inouïe (confinant au risible, niveau série B), aurait été certainement interdit. Mais il s'agit ici de M. Mel Gibson en personne se prenant pour le cinquième évangéliste, donc l'indulgence est… de rigueur.

Nonobstant une fort belle qualité d'image, cela commence d'emblée comme une vulgaire supercherie d'amateur (elle-même basée, ne l'oublions pas, sur une légende colportée par la tradition, et donc sujette à caution par les historiens authentiques): Jésus de Nazareth est arrêté, au Jardin de Gethsémani, près de Jérusalem, au pied du mont des Oliviers, comme il est dit dans le Nouveau Testament (et annoncé par les prophètes). Jusque là, tout va bien, mais la suite immédiate est de la pure invention (tendancieuse) si l'on s'en tient aux textes officialisés et reconnus par l'Église.

A ce niveau du récit (hagiographique, se permet-on d'insister), aucun de la bande des quatre (i.e. Matthieu, Marc, Luc et Jean) ne parle de sévices à l'encontre du 'prévenu', fils de Joseph le charpentier. On le voit, notamment, entre autres improbables joyeusetés, balancé en contrebas d'un pont, retenu par ses chaînes, sous les yeux effarés de Judas qui hallucine, avec nous, déjà, devant tant d'invraisemblances.

Et tout le reste est à l'avenant: la scène de la flagellation (côté pile puis côté face) relève plus du burlesque 'histrionique' que de la plausibilité 'médico-légale'! Aucun être normalement constitué ne peut 'raisonnablement' perdre autant de litres de sang et survivre à un traitement pareil.

D'ailleurs, Luc (23:22) n'évoque qu'un châtiment éventuel (promis par Pilate) et les trois autres 'vénérables chroniqueurs' le résument en une seule phrase, à peu près identique: «Alors Pilate prit Jésus et le fit battre de verges» (cf. Matthieu 27:26, Marc 15:15 et Jean 19:1).
Une simple phrase que Mel Gibson fait durer dix 'bonnes' minutes, mais avec une telle barbarie grand-guignolesque qu'il en perd le peu de crédibilité qu'on pouvait encore lui accorder. Cela rejoint la pornographie sado-masochiste et… méprisable. On se demande qu'est-ce qui peut bien justifier toute cette cruauté et cette hémoglobine, sinon une propagande simpliste et outrancière mais dotée de moyens hollywoodiens.

A partir de cette limite, vu que notre ticket n'est plus valable, on a le choix entre quitter la salle sur le champ et/ou supporter, en observateur lucide et détaché, le reste des deux heures de projection. Un vrai calvaire, en effet, tellement c'est pitoyable.

Sans vouloir tout passer en revue (ce serait beaucoup trop long et inutile), arrêtons-nous par exemple sur les visages des acteurs incarnant (sic) Marie, Madeleine et Jean, les pourtant proches de Jésus: ils sont comme nous, ils n'ont pas l'air d'y croire un seul instant!

Tout ce spectacle ubuesque n'est qu'un vil exercice de démagogie. Mel Gibson est comme le serpent de la Genèse: il vient tenter le spectateur lambda avec des artifices d'une mesquinerie pathétique.

Car, autre exemple, en montrant les tortionnaires retournant la croix afin que le supplicié se retrouve momentanément suspendu par ses clous à l'horizontale, il est encore beaucoup plus pervers que ceux qu'il accuse de déicide et qui n'ont sans doute jamais eu ce 'geste déplacé': le raffinement en question n'est pas cité non plus dans les Saintes Écritures.

[Le Christ de saint Jean de la croix
récupéré à mauvais escient par Mel Gibson]
On peut aussi parler de la femme de Pilate crée ex-nihilo (car inconnue au bataillon de légionnaires romains), du Satan androgyne qui fait quelques apparitions incongrues ici et là (parfois avec un bébé monstre), d'Hérode représenté en folle perverse et entouré de marginaux excentriques, du bras de Jésus brutalement déboîté de son épaule droite pour… enfoncer le clou, du corbeau qui vient énucléer l'un des deux autres crucifiés (alors que Jésus vient de dire: «Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font»), et de la goutte tombant des nues (sic) qui explose au sol comme un concentré de nitroglycérine, provoquant la destruction du temple de Jérusalem: c'est en l'occurrence une larme versée par Dieu le Père lorsque le Christ lui remet son âme comme convenu…

Par ailleurs, le film a été taxé d'anti-sémite, mais, même si l'accusation est fondée, ce n'est jamais qu'une médiocre pantomime dont le message grossier ne peut influencer que les esprits faibles et/ou prédisposés. A-t-on déjà vu un tel mélange d'hyperréalisme et de surréalisme au cinéma? En tout cas, comme 'sacrilège' intellectuel, c'est très réussi!
Raymond Vergé (fin avril 2004)

RÉACTION CINGLANTE
From: Jean-François Lacassagne <contact@copernic.co.th>
To: Raymond Vergé <talat@loxinfo.co.th>
Date: May 06 2004 - 12:39pm
Puisque vous m'envoyez votre prose, je fais l'effort pour au moins remettre au point les erreurs caricaturales témoignant d'une ignorance crasse en matière historique: En effet si chacun est libre de ses opinions -lesquelles sont pour moi en général respectables-, transgresser, ignorer ou bafouer des vérités qu'aucun historien même athée ne réfute, et cela depuis des siècles, n'est pas acceptable.
Avant de se qualifier "rationnel" donc, il faut revenir à l'école ou rentrer dans une bibliothèque pour éviter d'ânonner des poncifs dignes de la dialectique marxiste et savoir qu'à l'époque quasiment tous les textes se transmettaient par voie orale et qu'il y avait, quoique en pense un pur produit des médias modernes (lesquels ne racontent jamais de mensonges...), pratiquement aucune erreur! cela bien sûr ne vaut pas que pour les Evangiles transmis par des auteurs différents, vivant à des centaines de kilomètres.... Et sans le téléphone pour accorder leurs récits.
Cela dit, pour votre gouverne, on a retrouvé quelques papyrus (Fayoun, Oxyrhynchos) qui bien que fragmentaires ne remettent pas en cause les récits Evangéliques... Je passerai aussi rapidement outre votre assertion relative aux textes "officialisés et reconnus par l'Eglise" dont manifestement vous n'avez pas lu la moindre ligne.
A propos de la flagellation, vous pensiez quoi? De gentilles caresses hollywoodiennes? Les Evangiles n'étaient pas un reportage télévisé, et Ils n'avaient pas besoin de s'étendre sur la qualité des supplices dont tout le monde à l'époque connaissait la cruauté! Si par mégarde vous aviez fait un peu de latin dans votre jeunesse (ce dont je doute fortement) vous sauriez que le supplice de la croix était tout sauf un moment de gaité (cf Suétone (de Viris ), Tacite(les annales) et Tite-Live(histoire de Rome) qui décrivent exactement le processus "Gibson"), correspondant d'ailleurs à la cruauté naturelle des foules en délire ou simplement des hommes: Comment réagissez vous aux monstruosités de la Terreur (bien française), des procédures lenino-staliniennes, des lendemains-qui-chantent de Mao ou Hitler, enfin des vacances cambodgiennes? Est-ce de l'hémoglobine pour américains? Revenez sur terre jeune (?) homme: La cruauté a existé, existe et existera encore et les imprécations de doux rêveurs ne vont pas l'éradiquer!
En conclusion, on peut regretter que cette cruauté ait été tout à coup étalée au grand jour par des moyens cinématographiques, elle n'en a pas moins été inventée, et si l'on veut débattre sur des " erreurs de précision historique", on peut aussi savoir qu'il n'est pas condamnable de donner quelques interprétations sur des récits d'évènements somme toute assez obscurs (cf. la femme de Pilate). Et je doute encore que vous ayez les qualifications nécessaires d'exégèse pour apporter votre grain de sel malgré une logorrhée hollywoodienne.
Enfin je ne sais pourquoi je suis le récipiendaire de ce texte, en tous les cas il faudrait beaucoup plus de rigueur intellectuelle et d'un minimum de connaissance générale pour m'éviter de sourire au vu de l'étalement d'une telle agressive ignorance.
Jean François Lacassagne
(amoureux de l'Histoire mais pas des ignorants suffisants)


RÉPONSE A LA LETTRE-RÉACTION DU SIEUR LACASSAGNE
(SOCIÉTÉ COPERNIC-BANGKOK)
Cher monsieur Lacassagne (c'est un nom du sud-ouest, on dirait, non ?),
Je suis très flatté (voire honoré) que vous ayez pris la peine de lire ma 'logorrhée hollywoodienne' (très courte, au demeurant, je fais plus long d'habitude), mais je ne suis pas vraiment convaincu par vos arguments de scoliaste (légèrement pimentés de casuistique). Je suis un ignare, il est vrai, et Dieu merci (!), je n'avais pas besoin de vous pour en avoir conscience, et c'est pourquoi j'ai du mal à saisir les subtilités de votre magistrale démonstration, notamment lorsque vous écrivez :
''…il faut (…) savoir qu'à l'époque quasiment tous les textes se transmettaient par voie orale et qu'il y avait, quoique en pense un pur produit des médias modernes (lesquels ne racontent jamais de mensonges...), pratiquement aucune erreur!''
Permettez-moi, à mon tour, de vous trouver bien présomptueux, cher monsieur. Pardonnez-moi de trouver cette affirmation (assertion ?) plutôt ridicule, surtout venant de votre part ! Pratiquement aucune erreur ? Tiens donc, vous voulez parler de l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours (comme on dit chez moi, dans les Pyrénées)? Verba volant, scripta manent…
Au passage, à qui faites-vous allusion en parlant de 'pur produit des médias modernes' ? Vous gagneriez à être un peu plus précis. Si c'est de moi qu'il s'agit, je ne m'y reconnais guère…
Et vous en rajoutez une louche:
'… les Evangiles transmis par des auteurs différents, vivant à des centaines de kilomètres... Et sans le téléphone pour accorder leurs récits'.
Vivant à des centaines de kilomètres de qui, de quoi ? Les uns des autres ou bien du théâtre des 'opérations', ou les deux ? Est-ce une preuve de fiabilité dans les témoignages ? Vous marquez contre votre camp avec de tels arguments ! Oleum perdidisti…
'…qui bien que fragmentaires ne remettent pas en cause les récits Évangéliques...'
Quelques lambeaux de vérité… c'est poétique !
Inutile de citer les classiques (i.e. Suétone, Tacite et Tite-Live) pour défendre un infâme navet dont les cochons ne voudraient même pas. On est loin de Margaritas ante porcos…
Et je me permets également de vous signaler que pour les papyrus, ce n'est pas Fayoun mais Fayoum…
Continuons:
'A propos de la flagellation, vous pensiez quoi? De gentilles caresses hollywoodiennes? Les Evangiles n'étaient pas un reportage télévisé, et Ils n'avaient pas besoin de s'étendre sur la qualité des supplices dont tout le monde à l'époque connaissait la cruauté!'
Entre 'une volée de bois vert' (citée par les Évangiles) et le déchiquetage méthodique imaginé par Mel Gibson, il y a l'impossibilité physiologique de survivance: un cheval (même un percheron) trépasserait pour moins que ça ! Cette scène de flagellation, quelles que soient les mœurs de l'époque en question, est une 'hérésie' totale et si vous la tenez pour plausible (credo quia absurdum), c'est que vous n'êtes pas très sérieux, mon bon monsieur, et vos leçons données soi-disant ex cathedra perdent soudain de leur pouvoir de persuasion. Quel flop !
Citons encore une faille dans votre pompeux discours (Ejusdem farinae):
'En conclusion, on peut regretter que cette cruauté ait été tout à coup étalée au grand jour par des moyens cinématographiques, elle n'en a pas moins été inventée'
Que doit-on lire: qu'elle a été inventée ou qu'elle n'a pas été inventée ? That is the question ! Et pourquoi regretter qu'elle ait été tout à coup étalée au grand jour, puisque personne n'en parle, pas même les papyrus, ni les écrits de la Mer Morte ! Ce n'est qu'un fantasme gibsonien !
Et c'est vous qui donnez le bâton pour vous faire battre (argumentum baculinum), tenez:
'…on peut aussi savoir qu'il n'est pas condamnable de donner quelques interprétations sur des récits d'évènements somme toute assez obscurs (cf la femme de Pilate).'
Où est donc votre rigueur scientifique ? Vous reconnaissez qu'il s'agit de récits 'somme toute assez obscurs' (après avoir –vainement– tenté de prouver leur véracité) et vous autorisez un fondamentaliste d'opérette à en donner quelques interprétations ! De mieux en mieux ! Je m'incline devant tant de circonspection !
''Et je doute encore que vous ayez les qualifications nécessaires d'exégèse pour apporter votre grain de sel malgré une logorrhée hollywoodienne.''
Ne doutez pas, cher monsieur, je n'en ai bien sûr aucune, mais je n'en ai pas non plus besoin pour affirmer que ce film est une imposture flagrante, ça crève les yeux (sauf ceux des aveugles, bien entendu !). A propos, vous l'avez vu, ce film?
Début de conclusion : en 1985, j'ai assisté à une audience du Dalaï Lama, chez lui, dans son salon, à Dharamsala, en Inde (4 ans avant qu'il ne reçoive le prix Nobel de la paix), et quelqu'un de notre petit groupe lui a demandé s'il y avait des preuves historiques de la vie du Bouddha (bien que témoignant d'une ignorance crasse, je n'aurais jamais posé cette question) et il a répondu que cela importait peu et que seule comptait la démarche intellectuelle et spirituelle prônée par les textes bouddhiques. Donc, ce débat [qui nous occupe] me semble vain, car, que Jésus, dont je respecte certains enseignements, ait réellement vécu ou pas ne change rien car, à mon sens (très limité, je sais), cette histoire du fils de Dieu qui s'incarne pour souffrir et mourir afin de racheter nos péchés est complètement absurde. Quelle doctrine creuse et inutile ! Et je ne nie pas l'existence du 'divin', au contraire, car outre le Dalaï Lama, j'ai rencontré en Inde (où j'ai passé 8 ans) des êtres d'une 'sainteté' indéniable (je ne parle pas des gourous à la mode dans les années 70-80, voire 90, mon dernier séjour là-bas remonte à 94).
J'en termine avec ma 'logorrhée hollywoodienne':
Je n'ai effectivement pas fait de latin et je le regrette (mais j'ai fait du sanskrit !) ; c'est parce que, au pensionnat, lorsque je suis arrivé en classe de 6ème, dans un 'petit séminaire', nous avions à choisir entre classique et moderne : j'étais naturellement attiré par le latin mais l'abbé qui l'enseignait était d'un telle sévérité (pour ne pas dire cruauté) que je me suis lâchement défilé. Idem pour le grec : l'abbé qui l'enseignait (en classe de 4ème) était un psychopathe bourré de tics et qui avait l'habitude de nous baisser la culotte au moindre écart de conduite pour nous donner la fessée à main nue et en huis clos : j'ai demandé à mes parents de me sortir de là. Ils m'ont mis chez les Frères de l'Instruction Chrétienne où j'ai pu continuer à étudier les Évangiles…
Enfin, voici pourquoi vous êtes le récipiendaire de ce texte: il y a deux ans, en juin 2002, je vous ai 'sollicité' par courrier et par e-mail pour vous proposer de sponsoriser un mensuel francophone et gratuit dont j'avais racheté les parts pour essayer, naïvement je vous l'accorde, de défendre la langue française en Thaïlande: vous m'aviez répondu par le mépris (déjà !) mais votre adresse était restée dans mon répertoire électronique. Je crois que je peux désormais l'effacer.
In cauda venenum (puisque je m'adresse à un éminent latiniste):
Mon ignorance n'est pas agressive, c'est vous le malotru qui se la joue 'Docteur honoris causa' et en vous lisant, je n'ai pas envie de sourire mais plutôt de pleurer, car je préfère être un ignorant suffisant qu'un savant pédant et pontifiant ad libitum. Mes poncifs sont peut-être dignes de la dialectique marxiste, mais vous, vous réagissez (de façon… réactionnaire) comme un catho carrément facho qui confondrait le Golgotha avec l'Almanach de Gotha. Je ne suis ni sur l'un, ni dans l'autre, et je ne m'en porte pas plus mal. Bonjour chez vous.
Raymond Vergé
(note: aucune re-réponse à ce jour du sieur Lacassagne)
PARIS (AFP) - 23/02/2005 15h28 - Le Brutus du meilleur film, qui couronne "les grands films (très) malades, les nanars flamboyants (...) et les chefs d'oeuvres périssables", a été décerné au film de Claude Lelouch "Le genre humain - Les Parisiens", a annoncé mercredi l'Académie des Brutus dans un communiqué.
L'Académie des Brutus est constituée de "quelques anonymes heureux et discrets, amoureux du cinéma en général et du cinéma français en particulier".
"Après une sélection arbitraire, un vote de pure forme de professionnels et de journalistes sélectionnés, et un choix effectué en toute mauvaise foi, elle remet un prix, à la hauteur de leur talent, à des artistes qui se sont distingués durant l'année écoulée", selon le communiqué.
L'académie qui récompense aussi "les interprètes (vraiment) dramatiques", les chefs d'oeuvres périssables, a attribué le Brutus de la meilleure actrice à Isabelle Huppert pour "Ma Mère" et celui du meilleur acteur à Rupert Everett pour "People Jet Set 2".
Rocco Siffredi ("Anatomie de l'Enfer") a décroché le Brutus de la révélation de l'année tandis que Christine Angot a obtenu celui de la meilleure participation exceptionnelle pour "Pourquoi (pas) le Brésil ?".
Enfin le Brutus du meilleur film étranger a été décerné à "La Passion du Christ" de Mel Gibson (Etats-Unis).

Les Brutus sont les équivalents français des "Framboises d'or", des prix satiriques qui récompensent chaque année aux Etats-Unis les films et acteurs jugés les plus mauvais.
La femme de Mel Gibson
demande le divorce
après près de 30 ans
de mariage
LOS ANGELES (AFP) - 13/04/2009 19h26
L'épouse de l'acteur-réalisateur australo-américain Mel
Gibson a demandé le divorce lundi, après 29 ans de mariage, selon des documents
judiciaires.
Robyn Gibson invoque "des divergences insurmontables"
pour justifier sa demande.
Dans une déclaration publiée lundi dans le magazine
People, spécialisé dans la vie des stars, le couple explique vouloir protéger
son intimité: "tout au long de notre mariage, comme pendant notre
séparation, nous nous sommes toujours efforcés de sauvegarder notre vie privée
et l'intégrité de notre famille et nous continuerons à le faire".
Mel Gibson, 53 ans, avait rencontré son épouse Robyn en
Australie. Il n'était alors qu'un acteur inconnu, et elle, une assistante
dentaire. Le couple s'est marié en 1980 et a eu sept enfants.
Selon la presse américaine, leur mariage battait de l'aile
depuis l'arrestation de Mel Gibson en 2006 pour conduite en état d'ivresse. Il
avait alors tenu des propos antisémites à l'encontre des policiers.
L'acteur garde depuis profil bas, se contentant de petits
rôles, bien loin des années glorieuses de la série "L'Arme fatale" (fin
des années 1980 à fin des années 1990), ou des cinq Oscars remportés pour son
film Braveheart en 1995. Il est toutefois à l'affiche d'un drame policier, "Edge
of darkness", qui doit sortir fin 2009.
Le dernier film réalisé par Mel Gibson, une oeuvre
violente sur la chute de l'empire Maya, "Apocalypto", remonte à 2006.
© 2009 AFP


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